La revue Internationale d’Ethnographie

La Revue Internationale d'Ethnographie, après avoir changé de nom en 2011 (Revue Européenne d'Ethnographie de l'Education) change de forme pour la parution de son deuxième Numéro.

ISSN  2267-7909

Numéro 3

Ce numéro 3 de la Revue Internationale d’Ethnographie est un numéro Varia, un numéro sans thématique qui invite à une perception large de l’ethnographie puisque les articles publiés ne sont pas tous rédigés par des ethnographes ou des ethnologues.

Malgré la variété des contributions, on peut identifier plusieurs éléments de rapprochements, de tensions que l’on peut découvrir en contrepoint, notamment sur le rapport au terrain. La  notion d’ethnographie est le fruit de débats, de discussions parfois vives, comme le précise Patrick Boumard dans le premier article.

Comme le rappelle F. Laplantine (2012, p. 10), c’est dans la description ethnographique que se jouent les qualités d’observation, de sensibilité, d’intelligence et d’imagination scientifique du chercheur. Par contre, cette perception ethnographique n’est pas de l’ordre de l’immédiateté de la vue, de la fulgurance de l’intuition, mais le résultat d’une médiatisation, d’une distance, d’une temporalité différée par l’écriture.

Pour Laplantine (2012, p. 84), l’ethnologue et plus encore l’ethnographe est un « historien au sens grec du terme : celui qui raconte ce qu’il a vu à partir de son propre regard. »

Gilles Pinte

Coordinateur du numéro

Laplantine, F. (2012) La description ethnographique. Paris : Armand Colin.

Auteurs dans ce numéro : Yao Saturnin Davy Akaffou, Denis Biget, Patrick Boumard, Christine Escallier, Fatiha Hammouti, Mathilde Heslon, Michel Lobrot, Séverine Maurice, Nuriet Teuchezh.

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Numéro 2

L'insertion professionnelle des jeunes entre choix des possibles et impasse(s)

L’insertion professionnelle des jeunes se trouve à l’intersection de choix individuels plus ou moins contraints et de logiques institutionnelles. Cette entrée dans la vie professionnelle semble depuis quelques décennies problématique et les mouvements des "indignés" en Europe, des étudiants au Québec, comme les révoltes des pays arabes montrent, quels que soient les contextes culturels, le malaise d’une génération qui peine à s'insérer de manière pérenne dans la vie active. La jeune génération espagnole actuelle est symptomatique de cette situation qui est antérieure à la crise bancaire et financière de 2008.

 La jeunesse, qu’elle soit diplômée ou non, est soumise dans son ensemble à des difficultés de primo-insertion qui entraîne des situations de précarité. Un rapport de l’Organisation Internationale du Travail d’août 2010 évoquait au regard du niveau de chômage des jeunes le risque d’une « génération perdue ». Stages à répétition, petits boulots, sentiment de déqualification semblent aller de mise avec une injonction à poursuivre plus longtemps ses études.

Dans le même temps, différents collectifs de jeunes ont montré que ceux-ci élaborent des représentations et des actions spécifiques constitutives d'identités.

C’est donc à ce thème de l’insertion professionnelle des jeunes que ce numéro, qui se veut résolument ancré dans les problématiques actuelles, est dédié.

Gilles Pinte

Coordinateur du numéro

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