La revue Internationale d’Ethnographie

La Revue Internationale d'Ethnographie, après avoir changé de nom en 2011 (Revue Européenne d'Ethnographie de l'Education) change de forme pour la parution de son deuxième Numéro.

ISSN  2267-7909

Numéro 6

Le Numéro 6 de la Revue est consacré au thème Ethnographie et Patrimoine ancestral : une question de valorisation.

Il a été dirigé par :

 – Akaffou Yao Saturnin Davy, Docteur ès Sciences Anthropologiques, Maître-assistant (CAMES), Enseignant-chercheur en Paléoanthropologie et Muséologie à l’ISAD/ UFR SHS de l’Université Félix Houphouët Boigny de Côte d’ivoire. Responsable du Programme Patrimoine Ancestral et Exploitation Ecomuséale de Sites Historiques (PAEESH), membre de l’Association Ouest Africaine d’Archéologie (AOOA/WAAA).                                                                        

Le patrimoine ancestral se définit comme un bien matériel ou immatériel collectif avec lequel un peuple partage un lien séculaire, symbolique, voire sacré et marqué par une histoire extraordinaire ou mythique partie intégrante du substrat culturel. Il s’agit donc de ce qui relève de nos ancêtres qu’il soit sous forme fossilisée, d’objet archéologique, de pratique culturelle, monument et site naturel sacralisé. L’ancestralité, c’est-à-dire, le caractère ancien et de transmission générationnelle de cet héritage, constitue le point d’ancrage et le dénominateur commun de toute la diversité typologique du patrimoine justifiant amplement, la terminologie de « patrimoine ancestral » pourtant très peu utilisée.

 Mais, ce patrimoine soumis à l’épreuve du temps et des contingences de la modernité est abusivement appréhendé comme étant aux antipodes de la dynamique évolutive de nos sociétés. Or il s’agit là, d’un vivier de référentiel historique et de production culturelle qui contribuent à la compréhension des marqueurs ethnobiographiques des peuples dont une savante exploitation constituerait un potentiel facteur d’enrichissement scientifique et de développement local.

La présente thématique qui met en rapport l’ethnographie et le patrimoine ancestral s’inscrit dans une démarche à la fois, descriptive et analytique pour élucider la question de l’importance de ce type de patrimoine face aux enjeux de développement dans bien des Etats. La problématique de la valorisation de cet héritage se pose, eu égard à la menace de disparition de plus en plus avérée de certains patrimoines uniques, de valeur incalculable qui sont souvent méconnus pendant que l’UNESCO, à travers le Centre du Patrimoine Mondiale s’emploie à un inventaire et une protection.

         L’ethnographie au centre d’une approche interdisciplinaire, permet ainsi d’effectuer des recherches sur des terrains spécifiques pour proposer des modèles théoriques, des systèmes d’identification, d’inventaire et d’exploitation du patrimoine dans sa multiplicité afin de mettre au jour, la richesse des données anthropologiques, historico-archéologiques, bioculturelles, médico-sociales et socioéconomiques des peuples dans la perspective d’une valorisation du patrimoine ancestral.

Akaffou Yao Saturnin Davy

Auteurs de ce numéro :

Nadia CHABI et Baba RIMA, Yao Saturnin Davy AKAFFOU et Serge Arnaud GBOLA,  Lucie GELINEAU, Claudine PAPIN et  Denis Robitaille, Sandra COULLENOT, Thaíse Valentim MADEIRA, Églantine GAUTHIER, Thi-Hong-Ha HOANG, Baba RIMA et Nadia CHABI, Mohamed ABDOU, Blé Marcel YORO, Prisca Justine EHUI et Jean Théophile EKRA, Sylvie Rose KPOGUE, Kouaro Monique OUASSA et Codjo Pierre MELIHO, Kouamé Walter KRA, Léonard KOUSSOUHON, Innocent, S. KOUTCHADE et Franck AMOUSSOU, SINAN Adaman, Pierre Codjo MELIHO

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Numéro 5

Le Numéro 5 de la Revue est consacré au thème La mer et les hommes. Territoires, pratiques et identités.

     Il a été dirigé par Denis Biget, docteur en ethnologie, rattaché à l’Université de Bretagne Occidentale, chercheur associé au CRBC et membre de l’équipe ApoliMer, et Christine Escallier, docteur en ethnologie, maître de conférence à l’Université de Madère-UMa, chercheur associé au CRIA-Centro em Rede de Investigação em Antropologia-ISCTE-IUL de Lisbonne-Portugal.

     De tout temps, les populations se sont rassemblées dans les cités portuaires et sur les espaces littoraux. Autrefois réservée à la pêche, au commerce et aux opérations militaires, la mer est également devenue espace de loisir et objet de recherche. Mer et littoral prennent une importance croissante dans les pratiques et les enjeux de l’humanité. Il s’agit donc, aujourd’hui et demain, de l’exploiter de façon productive et dans un souci de durabilité.

     Mers et océans se révèlent et nous apprenons à les connaître chaque jour davantage même s’il reste encore beaucoup à découvrir et à apprendre, tant sur leurs profondeurs mystérieuses que sur les créatures qui les peuplent et les êtres humains qui en vivent. Dans leur perpétuelle quête de connaissances de la mer, d’expériences et d’horizons nouveaux, les hommes ont construit des savoirs, mis en œuvre des techniques, élaboré des explications magico-religieuses ou des théories scientifiques qui ont mis en évidence une identité, celle des gens de mer qui sont confrontés – c’est ce qui les caractérise – au danger d’un monde physique instable et aux aléas d’une économie halieutique et maritime spécifique.

     Les sciences sociales et humaines étudient depuis plus d’un siècle ces populations et doivent aujourd’hui renforcer leur contribution à une meilleure compréhension du couple Mer/Hommes. La mer n’est pas seulement une vaste étendue d’eau. Elle est un enjeu territorial, économique et identitaire vital depuis les premiers pêcheurs du paléolithique aux ingénieurs des Energies marines renouvelables (EMR). Marins et terriens en dépendent. Ces enjeux, sources d’activités sociales, d’innovations (technologiques, socioéconomiques) et de conflits (locaux, internationaux), méritent qu’anthropologues, sociologues, économistes, historiens, géographes, juristes, littéraires…, s’intéressent à ce monde gigantesque, dans un rapport interdisciplinaire avec les sciences biologiques, halieutiques ou océanographiques.

Auteurs de ce numéro:

M. Aubin, D. Biget, F. Chlous, A. Danto, C. Escallier, L. O. González, Z. Hadfi, S. Lacombe , C. Laurendon-Marques, E. Mariat-Roy, C. Mazé, M. Merri, O. Ragueneau, C. Sabinot, S. Sadighiyan, S. Veillette, R. Ben Yacoub, Julien Weisbein.  

 

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Numéro 4

Le Numéro 4 de la Revue « Quel(s) genre(s) ? Enseignement, élèves, enseignant.e.s. »  est consacré au thème a été coordonné par Herilalaina Rakoto-Raharimanana, Maître de conférences en sociologie à l’Université Lyon 1- ESPE. Il est membre du laboratoire Éducation, Cultures, Politiques (Université Lyon 2, IFÉ-ENS, Université Jean Monnet).

Ce numéro intitulé Quel(s) genre(s) ? Enseignement, élèves, enseignant.e.s considère la problématique du genre dans l'éducation et la formation à travers trois « piliers » : l’enseignement, l’élève, l’enseignant.e. Il réunit des articles traitant de ces trois « piliers » – de façon jointe ou disjointe – en mettant en évidence les dynamiques qui les relient à la question du genre. D'autres articles traitant du genre mais ne considérant pas directement les trois « piliers » composent la rubrique intitulée Regards complémentaires. Les contributeurs issus de plusieurs disciplines – ethnologie, histoire, philosophie, science de l’éducation, sciences politiques, sociologie – mais également du monde professionnel, apportent dans ce numéro un regard nuancé relatif aux différentes dimensions qui composent les inégalités de genre et les inscrivent dans des rapports sociaux de pouvoir.

Auteurs de ce numéro:

S. Collard, I. Collet, J. Costes E. Drut, F. Fassa, I. Ferhat, S. Hani, V. Houadec, A. Léchenet, K. Lueken, V. Rolle, H. Rakoto-Raharimanana, M. Schatzman, M. Zarniak.

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